Résolution : réaffirmation adhésion aux principes de la Déclaration universelle des droits de l’homme du Conseil Municipal de la ville de Genève et du Conseil Administratif

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les conseillères et les conseillers,
Dans 6 jours, nous célébrerons le 70e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’Homme adoptée à Paris le 10 décembre 1948.
Cette déclaration, s’inscrivait à l’époque en réaction aux actes de barbarie commis lors de la Deuxième Guerre Mondiale qui ont révolté la conscience de l’humanité.
Aujourd’hui, nous nous préparons à célébrer l’héritage de cette Déclaration et c’est l’occasion à travers l’évocation de plusieurs symboles d’un rappel aux principes.
Cela, parce que nous sommes d’abord ici au Conseil Municipal, cœur battant de la Ville de Genève, capitale mondiale des Conventions qui lui doivent leur nom et du Conseil des droits humains.
Ensuite, parce que nous voulons saluer l’engagement admirable de Madame Michelle Bachelet, Haut-Commissaire aux droits humains, qui a connu la prison, et subi dans sa propre chair la torture sous Pinochet.
Malheureusement, force est de constater aujourd’hui que les droits humains régressent et sont bafoués partout à travers le monde.
En Europe, on assiste à la résurgence du discours nationaliste induisant un rétrécissement sensible de l’espace des droits humains. Notre pays, n’est pas épargné. Dernier exemple en date : l’initiative de l’UDC du 25 novembre, visant à remettre en question le consensus international autour des droits humains, dont Genève se fait pourtant la garante.
Ailleurs dans le monde, on assiste au développement exponentiel des violations des droits humains qui ne se limitent pas aux zones de conflits armés,, où les crimes contre l’humanité sont commis au nom du nettoyage ethnique avec utilisation d’armes chimiques, pourtant interdites par les Conventions de Genève.
Où sont donc passées les promesses du « plus jamais ça » prises au lendemain de la seconde guerre mondiale en réponse aux atrocités de la Shoah ? Que devient l’ordre international construit au cours des dernières décennies pour lutter contre les pires violations des droits humains?
Quelques exemples flagrants :
Depuis 2012, le régime syrien, soutenu par l’Iran, attaque à maintes reprises, sa propre population, à l’arme chimique.
L’armée turque du président Erdogan s’en prend à la ville Kurde d’Afrin en Syrie, et détruit celle de Cizre en Turquie,, en confirmant de manière dramatique l’interdiction, en vigueur depuis près d’un siècle, de toute expression de la culture kurde
L’armée Myanmar continue à violer les droits des Rohingyas.
Au Yémen, la population est affamée et prise en otage par l’action conjointe de l’Iran et de l’Arabie Saoudite, qui martyrisent un pays tiers en y exportant leurs propres antagonismes.
Tous ces conflits qui confinent parfois au génocide s’accompagnent de violations systématiques des droits humains, y compris de violences sexuelles comme par exemple au Congo ou en Syrie et en Irak où l’Etat Islamique réduit les femmes kurdes yézidis à l’esclavage. Les populations les plus vulnérables sont évidemment les personnes appartenant aux minorités ethniques et religieuses, qui subissent les conséquences les plus lourdes.
En Iran, chaque année, quelques centaines de Baloutches, kurdes, Bahaïs et chrétiens sont pendus parce que leurs opinions politiques, leurs origines ethniques ou leurs convictions religieuses divergent de celles du régime.
C’est, la plupart du temps,, au nom du « relativisme culturel ou idéologique » que des Etats comme la Chine, l’Iran ou l’Arabie Saoudite remettent en cause les principes de la Déclaration Universelle des droits de l’homme.
Face à cette réalité, Genève, ville humanitaire, siège des droits humains, ne peut se voiler la face et le siège du Conseil des Droits Humains garant des conventions de Genève doit régulièrement rappeler aux Etats,, ces principes fondamentaux.
De par son histoire, Genève a le devoir moral, de renforcer la place des droits humains à travers toutes les actions qu’elle entreprend. L’avancée de ces droits que nous appelons de nos vœux, passe par un dialogue renforcé entre Etats, villes, et sociétés civiles. Naturellement l’objectif de la ville de Genève doit être de favoriser cet espace de dialogue, en réaffirmant haut et fort son adhésion aux principes de la Déclaration Universelle des droits de l’homme (DUHD).
Permettez-moi de saluer à cet égard l’action du Maire de Genève et du Conseil Administratif qui se traduit aujourd’hui par cette résolution, qu’au nom du groupe socialiste, je vous invite Mesdames et Messieurs à soutenir.
Je vous remercie,
Taimoor Aliassi, Groupe Socialiste

One man, two cultures

Last year, after 24 years in exile, I returned to Iraqi Kurdistan to visit my family for Newroz, the Kurdish New Year celebrations. I wanted to go there to reflect on the experiences of my life, which have led me from Iran, to Iraq, and finally to Switzerland. I would like to share with you a brief summary of my path out of my homeland.

Click here to see the PDF Article « One man, two cultures – Back to Kurdistan »

(کوردی) کونفرانسێک له‌ ژێر ناوی « مافی چارە نووس و دیفاع له‌ ویستی گه‌لان » هاوکات له‌ گه‌ڵ شانزه‌هه‌مین کۆبوونه‌وه‌ی ئه‌نجوومه‌نی مافی مرۆڤ له‌

Désolé, cet article est seulement disponible en Anglais Américain, Persan et Sorani.

Defending the Will of the People

Désolé, cet article est seulement disponible en Anglais Américain, Persan et Sorani.

© Association pour les Droits Humains au Kurdistan d'Iran-Genève (KMMK-G) - Admin -