Indiscriminate Killings of Kurdish civilians known as Kulbar is rising in Iranian Kurdistan

Indiscriminate Killings of Kurdish civilians known as Kulbar is rising in Iranian Kurdistan

Even though the current Islamic Republic administration pledged to change its security approach toward Iranian Kurdistan, the indiscriminate killings of Kurdish Kulbaran (border couriers or tradesmen) has dramatically increased in first half of 2017, as compared to available statistics in previous year (2016). The indiscriminate and blind killing of Kurdish Kulbaran takes place in blatant violation of Iran’s domestic laws and international obligations.

KMMK-G has received reports of indiscriminate and blind killings of 144 border couriers known as Kulbar in the first seven months of 2017. Iranian border security forces killed 47 kulbars, and injured 97 kulbars. Border security forces involved in indiscriminate and blind killings do not respect Iranian domestic laws, which authorize the use of lethal force only as a last resort. Moreover, authorities arrested a significant number of kulbaran in 2017, confiscating their goods. In addition, hundreds of horses belonging to Kurdish Kulbars were also shot dead.

Due to high rates of unemployment, and land contamination caused by landmines and explosive remnants of the Iran-Iraq war that hamper seriously the daily life of civilians particularly the farmers, the nomads, the shepherds and traders, the Kurdish youth and farmers from four Kurdish provinces of Kermanshah, Kurdistan, Ilam and Wermê (West Azerbaijan) engage in smuggling commodities, such as tea, tobacco and fuel to earn a living.

Genève 2 et l’avenir du Kurdistan syrien

Genève 2 et l’avenir du Kurdistan syrien

  Cet article est publié par le Tribune de Genève le 15 janvier 2014.

Le 24 juillet 1923, lors du traité de Lausanne, le Kurdistan a été partagé en quatre (entre la Turquie, l’Irak, la Syrie et l’Iran) par les vainqueurs de la Grande Guerre notamment la France et la Grande Bretagne. Et ce sans la représentation kurde. Depuis lors, le Kurdistan, particulièrement celui de Syrie, a vécu une politique agressive d’assimilation et de répression. Par exemple, en 1962, lors d’un recensement, 300’000 Kurdes ont été déchus de leur nationalité, le régime du père de Bashar Al Assad a construit une « ceinture de sécurité » à la frontière entre la Syrie et l’Irak pour remplacer les villageois kurdes par les tribus arabes. Nonante ans après le traité de Lausanne, les Kurdes syriens se préparent à participer en force à la conférence Genève II, prévue pour le 22 janvier 2014.

En effet,  le Haut Conseil Kurde, créé en 2012 et chapeautant dix-sept organisations politiques, s’est réuni à Erbil, la capitale du Kurdistan irakien, une zone « quasi indépendante » depuis la chute de Saddam Hussein, en 2013, pour envoyer une délégation unie kurde à Genève 2.

Sur le terrain, l’YPG, le bras armée du Parti Démocratique d’Union Kurde (le PYD), une organisation laïque dont la moitié de ses forces est formée de femmes, a réussi à contrôler l’ensemble des territoires kurdes. Le peuplement Kurde en Syrie (12% de la population environ) s’étend tout au long de la frontière turque jusqu’à Qamishloo, frontière avec le Kurdistan d’Irak.

En outre, les forces kurdes du PYD viennent de déloger les islamistes dans tous les villages en majorité ou minorité kurde. Par ailleurs, Le PYD contrôle 85% des puits de pétroles de Syrie, qui sont situés au Kurdistan. Il faut également rappeler que depuis le début du conflit, en 2011, les Kurdes ont adopté une politique de « ni soutien au régime alaouite, ni soutien aux islamistes sunnites ». Cette politique leur permet désormais  de garder une position de « King maker » à l’instar des Kurdes iraquiens après la chute de Saddam Hussein en 2003, qui ont joué un rôle médiateur entre les Shiites et les Sunnites. Depuis le 19 novembre 2013, les Kurdes syriens ont déclaré une zone autonome kurde et ont pour objectif d’instaurer un Etat fédéral et démocratique en Syrie, respectant les droits des minorités et des femmes.

Alors que la communauté internationale tente de convaincre les acteurs concernés de participer à Genève 2, la Turquie soutenue par l’Occident, s’oppose catégoriquement  à la participation kurde à cette conférence. En outre, le gouvernement de Receb Tayyip Erdogan vient de commencer la construction d’un mur entre la ville de Nuseybiya (Kurdistan de Turquie) et Qamishloo le chef-lieu du Kurdistan de Syrie. Selon un reportage de la BBC, le gouvernement Islamiste turc de l’AKP soutiendrait le groupe Gihadiste du Front al-Nosra, des rebelles affilié à Al-Qaida et en guerre contre les Kurdes de Syrie. En février 2013, le Front al-Nosra a commis quelques massacres contre les civils kurdes à la ville frontières avec la Turquie de Ras-Al-Ayn.

Finalement, la communauté kurde se demande si les pays occidentaux vont céder à la pression turque et lâcher de nouveau les Kurdes comme ils l’ont déjà fait lors du traité de Lausanne en 1923.

Par Taimoor Aliassi, le Repésentatnt à l’ONU de l’Association pour les Droits Humains au Kurdistan d’Iran-genève

Taimour

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